L'ukulélé : un instrument sérieux ou un simple passe-temps ?
Tentons de répondre, mais à vent (1) de partir tu devras bien te couvrir, car :
• premièrement, en préambule et en préliminaires il importe de répondre à la question préalable subséquente pour définir une méthodologie d’approche appropriée :
Ce fil : un sujet sérieux ou un simple passe-temps ?
• secondement : de la traite de ce sujet ressort la nécessité de répondre à la question :
Un mensonge qui rassure est-il préférable à une vérité qui dérange ?
• tiercement : en posant la question, l’auteur du sujet tente de nous entraîner subrepticement et sans vergogne (2) sur un terrain où nous sommes censés tenir pour acquis que l’ukulélé est un instrument (de musique).
La question « L’uku est-il un instrument (de musique) ? » est parfaitement légitime et elle mérite une argumentation circonstanciée, mais nous n’en traiterons pas car, bien entendu, si ce n’est pas un instrument il est parfaitement oiseux de chercher à savoir ci c’est un instrument sérieux, et donc le sujet devient sans objet.
(1) en l’occurrence, ce serait plutôt à cordes…
(2) le saviez-vous : la vergogne est une espèce de lama (mais, contrairement à une croyance largement répandue chez les ignares, elle ne vit pas au Tibet).
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Ceci dit, belle abbesse, nous sommes maintenant prêts à tailler dans le vif !
Dire « l’ » ukulélé, en utilisant l’article défini singulier, revient à ignorer – ou à feindre d’ignorer – qu’il n’y a pas qu’une sorte d’ukulélé !
Ergo, nous commencerons par bien spécifier notre domaine de définition. Ensuite seulement nous traiterons successivement des différents types d’ukulélé compris dans le susdit domaine.
Comme les ukélélonautes du forum sont censés le savoir, il existe 3 sortes d’ukulélés :
• le soprano et le concert (il n’y a pas lieu de les distinguer car aux différences près ils sont pareils)
• le ténor
• le bar (3)
(3) chez les saxophonistes – qui sont de vrais musiciens puisqu’ils jouent d’un vrai instrument – le baryton est appelé le « bar » (4) ; s’il veut être un tant soit peu pris au sérieux, l’ukuléliste fera de même.
(4) rien à voir avec la boisson (ni avec le poisson)
Il va de soi que le prétendu « ukulélé basse » n’est pas un ukulélé, bien que sa forme puisse le laisser croire au profane. Il n’entre donc pas dans le champ de notre étude. Et c’est encore moins une basse, car le bassiste, le vrai, il n’a pas le manche court ni les cordes molles !
Notre domaine d’étude étant ainsi défini, nous pouvons maintenant traiter du sujet au moyen de la thèse, de l’antithèse et de la foutaise !
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(à suivre...)